Dimanche, les fans ont éclaté en acclamations lorsque Jannik Sinner a soulevé la Coupe de S.A.S. le Prince Souverain à Monte-Carlo. Ce fut un moment de fierté, avec le drapeau italien hissé et l’hymne national joué. Comme Il Canto degli Italiani sonnait, Sinner chantait avec une fierté sincère.
Cependant, lors de la conférence de presse d’après-match, un journaliste a posé une question inattendue sur l’hymne qui a brièvement pris le numéro 1 mondial. Malgré cela, Pécheur géra la situation avec aisance, répondant calmement et avec assurance qui mit rapidement fin à l’affaire.
Un journaliste régional a demandé si Sinner avait réellement chanté l’hymne national, ce qui a poussé le jeune homme de 24 ans à préciser. La question semblait pointue et inutile à de nombreux observateurs.
« Vous avez chanté l’hymne italien aujourd’hui ? » demanda le journaliste.
Sinner fit une brève pause avant de répondre calmement : « Oui, je l’ai chantée. Normalement, on chante l’hymne national, non ? » Il a ajouté : « Je suis heureux. Je dis toujours que je suis fier d’être italien. J’ai ressenti le soutien, surtout l’Italien, pendant ce tournoi.
»
Il n’y avait pas de longue explication ni d’irritation — juste une réponse simple et assurée de quelqu’un qui ne ressentait pas le besoin de se justifier.
La question a résonné auprès de certains car Sinner est né à San Candido, dans le Tyrol du Sud, une région d’origine historiquement germanophone qui est devenue partie intégrante de l’Italie après la Première Guerre mondiale. Cette double identité culturelle a parfois suscité des débats à son sujet, mais Sinner est resté constamment clair sur sa position sur son identité.
Le soutien des supporters italiens était évident tout au long de la semaine. Une grande partie de Court Rainier III était remplie de fans vêtus de bleu azzurri, brandissant des banderoles avec des messages comme « Go Inner », « The Sinners » et « We support Sinner ».
Sinner a capitalisé sur cette énergie, utilisant à la fois le soutien du public et son élan pour progresser dans le tournoi. Avant de battre Carlos Alcaraz en finale, il avait déjà facilement battu des adversaires coriaces comme Alexander Zverev et Felix Auger-Aliassime lors des premiers tours.
Son service solide a fait une différence notable en finale, ce que son adversaire a également reconnu pendant le match. Sinner a terminé la finale en démontrant l’endurance mentale qui est devenue sa marque de fabrique.
« Ça compte beaucoup pour moi » – Sinner revient sur sa victoire historique à Monte-Carlo
Dans l’interview sur le terrain qui a suivi le match, Jannik Sinner a parlé franchement de l’importance de sa victoire et de sa condition physique à la fin du tournoi.
« Ça compte beaucoup pour moi. En même temps, le classement est secondaire. Je suis très heureux de remporter au moins un grand trophée sur cette surface. Je ne l’ai jamais fait avant. Ça compte beaucoup pour moi », partagea Sinner alors que la foule acclamait autour de lui.
Sinner avait eu du mal en huitièmes de finale contre Tomas Machac, où il a pris un temps mort médical en plein match et a perdu un set au tie-break, mettant fin à sa série de 37 victoires consécutives dans les tournois Masters.
Il a développé des moments clés de la finale, se rappelant comment, malgré un retard de 1-3 dans le deuxième set contre Alcaraz, il a réussi à élever son niveau. Le joueur espagnol, qui a commis 45 fautes non provoquées dans un climat venteux, n’a pas réussi à suivre le rythme.
« Je me sentais proche lors des matchs retour. J’avais le sentiment que les nouvelles boules m’aidaient. Le changement de balle était à 2-1. J’ai essayé de rester là mentalement, d’essayer de continuer à pousser. Je me sentais un peu fatigué, mais j’ai essayé de garder le bon état d’esprit. Avoir ce trophée avec moi signifie beaucoup maintenant. C’est un tournoi complètement différent. Je viens ici, je dors à la maison, et tout. Ça compte beaucoup », expliqua-t-il.
La référence à « dormir chez lui » était notable, car Sinner réside à Monaco, faisant de Monte-Carlo l’un des rares événements du calendrier auquel il participe sans les complications du voyage et de l’hébergement.
Avec le titre et le classement numéro 1 assurés, Sinner ne se précipite pas pour revenir sur le terrain. Il sautera l’Open de Barcelone, auquel participera son principal rival Alcaraz la semaine prochaine, et se dirigera directement vers le Mutua Madrid Open. Son objectif principal reste la préparation pour Roland-Garros.
Cette longue période de récupération entre Monte-Carlo et Madrid lui permettra de se préparer adéquatement pour ce qui promet d’être la période la plus importante du tennis avant Roland-Garros.
Quatre titres Masters 1000 consécutifs. Numéro 1 mondial repris. Et la saison de la terre battue ne fait que commencer.