Lorsque CNBC Sports a publié un article suggérant que Serena Williams avait directement investi une somme importante dans la ligue féminine de basket-ball 3 contre 3, Unrivaled, cela a attiré l’attention de tout le monde. Le titre indiquait que Williams avait joué un rôle central dans la ligue, évaluée à 340 millions de dollars. Cette déclaration a toutefois été accueillie par des éclaircissements de la part de l’icône du tennis elle-même, soulignant des inexactitudes dans le rapport.
Un fonds de capital-risque fonctionne en mettant en commun les ressources de divers investisseurs pour soutenir des startups ou des entreprises à fort potentiel en échange de fonds propres. Ainsi, le fait d’attribuer l’investissement directement à Serena Williams plutôt qu’au fonds de capital-risque responsable a simplifié à l’excès la question. Depuis sa création en 2014, Serena Ventures a joué un rôle important dans les aventures de Williams en dehors du tennis, ce qui a souvent conduit son nom à être synonyme des investissements du fonds.
Williams a rapidement corrigé l’erreur sur X, soulignant que l’investissement dans Unrivaled avait été fait par Serena Ventures, et non par elle personnellement. Elle a souligné son partenariat continu avec le fonds, tout en précisant son implication non opérationnelle. Selon Williams, assimiler son identité individuelle à l’entité de Serena Ventures est trompeur.
Serena Ventures, sous la direction de Beth Ferreira, dispose d’un vaste portefeuille qui comprend des investissements dans Angel City FC, Toronto Tempo, Cloud9 Esports et OpenSponsorship, démontrant ainsi son engagement à soutenir les femmes et les minorités dans le sport et au-delà. Le fonds de capital-risque de Williams cherche activement à combler les lacunes du marché, en particulier en ce qui concerne la diversité et l’inclusion dans le capital-risque.
La motivation derrière Serena Ventures
Avec le lancement d’une première levée de fonds de 111 millions de dollars, Williams a partagé ses motivations pour fonder Serena Ventures. Son objectif était d’intégrer dans l’écosystème du capital-risque un acteur inclusif doté d’une plateforme importante, en ciblant divers secteurs tels que les FinTech et les places de marché. Son objectif n’était pas seulement d’investir, mais aussi de s’assurer que ces investissements aient un impact mesurable sur la société, inspirée par la prise de conscience brutale du peu de capital-risque qui atteint les femmes et les personnes de couleur.
Le débat suscité par le rapport erroné de CNBC souligne l’importance d’une représentation précise dans les médias, en particulier en ce qui concerne les rôles que jouent des personnalités comme Serena Williams dans les entreprises financières. Alors que Williams poursuit son illustre carrière au-delà du tennis, ses efforts pour promouvoir la diversité et l’inclusion au sein de la communauté du capital-risque témoignent de son impact sociétal plus large.